Bisbilles autour des accords du 12 octobre 2016 : Une nouvelle tentative de manipulation du pouvoir guinéen

Ceux qui voudraient déstabiliser le pouvoir guinéen ne trouveront pas mieux que le pavée qu’ils viennent de jeter dans la marre des accords du 12 octobre 2016. Des accords qui étaient considérés comme la dernière chance de sauver la paix sociale de notre pays.

Le stratagème consistant à faire croire que le dossier portant sur les élections et le mode de désignation des élus communaux serait envoyé par simple erreur à l’assemblée nationale est la dernière cartouche dont dispose le pouvoir guinéen. Du moins, les adversaires d’Alpha Condé dans son propre camp.

Faut-il rappeler que tous les dialogues menés en Guinée depuis les élections de 2010 se sont déroulés dans des intervalles suffisamment longs pour qu’aucune erreur ne puisse se produire entre les conclusions d’un dialogue à un autre.

L’Union des Forces démocratique de Guinée (UFDG) voit derrière cette fallacieuse erreur une volonté délibérée et une tentative diaboliquement montée pour déstabiliser la Guinée.

A ce titre, le parti met en garde le pouvoir contre toute tergiversation sur l’application des conclusions des accords du 12 octobre2016 et qui constituent une sorte de quintessence de tous les accords passés.

L’UFG prévient qu’il ne s’agit  pas d’appliquer les accords à la virgule près. Il s’agit de les appliquer dans leur intégralité. Déplacer une seule virgule dans le texte issu du dialogue politique et paraphé par toutes les parties prenantes : pouvoir, opposition, communauté internationale, comité de suivi, société civile, etc., conduirait le parti à se retirer de tout le processus.

Dès lors, il n’y aura plus rien à négocier. L’UFDG a suffisamment fait preuve de son attachement à la paix sociale de notre pays. Il n’acceptera plus ni les subterfuges habituels ni les atermoiements du pouvoir qui, à l’approche de chaque échéance, ouvre de nouvelles brèches dans les accords conclus pour qu’ils ne soient pas appliqués.

Cette fois-ci, plus question de négociation, de vas- et- vient de diplomates ou d’envoyés de tels ou tels représentants de la communauté internationale. Si le moindre temps est perdu dans l’envoi des conclusions des accords tels quels devant les députés aux fins de vote comme cela a été convenu, que personne ne vienne frapper à la porte de l’UFDG ou de son président.

Elle ne sera plus ouverte et avec elle sera close la période des négociations sans lendemain, des faux espoirs toujours donnés au peuple de Guinée sans jamais qu’il n’en voit le fruit.

L’UFDG n’a plus besoin de prendre qui que ce soit à témoin si les conclusions en bonne et due forme du dialogue inter-guinéen ne sont pas soumises immédiatement à l’assemblée. L’engagement pris par le président guinéen devant notre peuple et aux yeux du monde entier nous suffit en guise de  témoignage.

A ce titre, plus rien ne sera imputé au gouvernement ou au RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée), parti au pouvoir, mais  à monsieur Alpha-Condé en personne. C’est le Président de la République qui a donné à l’opposition et à tous les acteurs du dialogue sa parole  d’honneur. Par conséquent, nous considérons que toute tentative de s’écarter desdits accords ne peut qu’émaner de lui.

 A cet égard, si les rumeurs et les tergiversations actuelles devraient perdurer, notre réaction sera à la hauteur de la déception qu’aura provoquée monsieur Alpha Condé. Que son gouvernement soit complice de la tentative en cours ou forcé  par son président ne nous concerne pas.

Autant dire que  telle ou telle  personne reconnaisse qu’elle a été ou non contactée sur la méprise du dossier envoyé à l’assemblée importe peu. Désormais, plus que le gouvernement ou le RPG, c’est monsieur Alpha Condé qui doit endosser les responsabilités. Toutes les responsabilités !

Il doit savoir qu’il n’est plus questions de s’engager dans un cycle de débats creux et des tête-à-tête inutiles orchestrés pour la circonstance.

Il n’y a plus de choix sinon nu seul : organiser les élections au jour, mois et date  comme prévoient les  accords. Toute autre tentative fera exprimer notre désapprobation comme jamais il n’a été question en Guinée.

Les manifestations d’août 2016, et qui ont pu être vues par le monde entier, ne seront rien face à la vague que l’opposition républicaine fera lever si d’aventure monsieur Alpha Condé tentait de trahir sa parole donnée.

L’opposition républicaine lui a accordé sa confiance dans la mesure du possible au seul motif de l’intérêt supérieur du peuple de Guinée. On lui a donné le temps et la chance  nécessaire pour qu’il puisse rattraper ses erreurs et parer tant soit peu aux maux liés à son pouvoir : la gabegie, le chômage des jeune, les injustices, la mal-gouvernance, l’insécurité, etc.

Bref, le temps ne sera plus au dialogue mais à la démonstration de force si le gouvernement et son président  ne mettent pas tout en œuvre  pour l’application intégrale des accords en question.  

Si  l’épreuve de force est le seul moyen qu’il faudrait à l’opposition républicaine pour que les accords soient appliqués, nous en userons en mobilisant nos militants et tout le peuple de Guinée contre le système fossoyeur de la liberté et de la paix de notre pays.

D’ici-là, le président de l’UFDG n’hésitera pas un seul instant à annoncer son retrait immédiat et de manière, cette fois-ci, irréversible et des accords du 12 octobre 2016 et de tout  autre processus politique engagé avec le pouvoir dans le souci de préserver la paix sociale. Il demandera tout naturellement à ses pairs de l’opposition d’en faire autant.

La balle est dans le camp de monsieur Alpha Condé !

La Cellule de Communication de l’UFDG, Section de l’Étranger

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